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Vivre l’économie de guerre : Comment supporter l’effort de guerre ?

juil 24, 2014
admin

L’effort de guerre pèse sur les populations puisqu’il provoque un recul de l’accès aux biens traditionnellement produits pour les civils. Face aux pénuries, à la vie chère et au rationnement, les pouvoirs publics, notamment municipaux, n’hésitent pas à imposer le prix des marchandises de première nécessité, à procéder à des taxations exceptionnelles, à réquisitionner. Dès 1915, le pain, base de l’alimentation des Français est touché. En 1917, des tickets de rationnement en limitent la consommation à 600 grammes par jour pour les adultes et la viande n’est accessible que deux fois par semaine. La liste des produits rationnés ne cesse de s’allonger, touchant tous les domaines de la vie quotidienne (charbon, sucre…).

En ville comme à la campagne, chacun est conduit à recourir aux produits de substitution ou à produire une partie de sa nourriture, par l’agriculture vivrière. Dans ce contexte de denrées plus rares, la hausse continue des prix de détail provoque une forte inflation.

La mise en œuvre de la mobilisation économique, compromis entre l’État, les administrations locales, les ouvriers et les industriels – surtout au profit des ces derniers -, pèse aussi sur les conditions de travail. Sa durée passe de 12 à 14 heures par jour. Les mécontentements se multiplient et les rapports sociaux sont tendus, même si, dans le département, les grèves sont rares avant 1917. Le printemps et l’été 1917 voient les revendications se cristalliser principalement autour de l’obtention de « primes de vie chère ».