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Soigner les blessés : Comment limiter les traumatismes ?

juil 24, 2014
admin

Le nombre de blessés se révèle d’une ampleur jusque là inconnue. Pour la seule armée française, on en dénombre 2,8 millions pour la période allant d’août 1914 à juillet 1918. Le conflit marque une escalade dans la brutalité faite au corps humain. Les bombardements massifs d’artillerie ont sans-doute constitué l’expérience la plus traumatisante et expliquent le nombre important de « gueules cassées », mutilés, aveugles et sourds.

Des directives précises établissent des protocoles de soin. Les enjeux de cette « standardisation » sont multiples ; il s’agit d’abord de gérer au mieux la prise en charge des hommes éprouvés par la douleur, entre premiers soins, ambulance chirurgicale, hôpital d’évacuation (dans la zone des armées) et hôpital de l’arrière-front où arrivent les trains sanitaires.

La prise en charge des blessés s’organise à l’échelle nationale. En témoigne l’importance des infrastructures mobilisées : hôpitaux militaires temporaires, hôpitaux auxiliaires gérés par la Croix-Rouge ou hôpitaux bénévoles à l’initiative de communautés religieuses, d’entreprises ou de simples particuliers. Au cours de la guerre, on compte ainsi 82 ambulances filiales à Nantes, 33 dans le reste du département. Au total, on chiffre à plus de 10 000 lits la capacité d’accueil dans le département.

Si soigner les blessés consiste à remettre sur pied des hommes susceptibles de retourner au front, la finalité est également de prendre en compte la réinsertion des soldats réformés dans la vie économique. La société tente en effet de favoriser leur retour à la vie civile, leur réadaptation, avant même l’instauration d’une pension d’invalidité en 1919.