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Revenir de guerre : Un retour « à la normale » ?

juil 24, 2014
admin

Le 11 novembre 1918, l’armistice est signé. La guerre a duré quatre ans, trois mois et deux semaines.
À l’annonce de l’armistice, les poilus sont partagés entre le soulagement de voir le conflit se terminer et la fierté de la victoire acquise dans le sang. Rentrer chez soi, retrouver ses proches, quitter le front ! L’attente sera pourtant encore longue : la démobilisation doit en effet attendre les traités la paix qui ne seront signés qu’entre mars 1919 et juillet 1924, le 28 juin 1919 pour le traité de Versailles.

À l’image de la situation en Russie, l’Europe est profondément bouleversée par la guerre. Le monde né sur ses ruines est un monde nouveau dans lequel les structures politiques, idéologiques, économiques, morales vont connaître d’importants changements.

Les acteurs du conflit n’ont pas encore conscience des profondes cicatrices que la guerre laisse sur le territoire et sur les hommes. Ils désirent par dessus tout revenir à la vie civile, retrouver du travail, reconstruire la vie de famille. Dans le département, la vie économique reprend progressivement son cours.

Le pacifisme s’affirme comme un idéal qui va dominer la vie politique de l’Entre-deux-guerres. La population civile et les soldats ont accepté de nombreux sacrifices. Le caractère exceptionnel du conflit favorise le sentiment que la guerre doit servir à quelque chose. Elle doit servir d’exemple pour les générations futures. En France, la Grande Guerre devient l’objet d’un double enjeu : il faut célébrer le souvenir des soldats disparus, mais aussi entretenir la mémoire de la guerre pour qu’elle soit bien la « der des ders » !

Les monuments aux morts érigés dans toutes les communes sont donc des mausolées collectifs, des lieux de recueillement individuel, mais aussi une trace indélébile de la violence du conflit et de la saignée humaine.