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Accueillir les réfugiés : Comment organiser l’afflux de réfugiés ?

juil 24, 2014
admin

Durant la Première Guerre mondiale, les déplacements de population fuyant l’avancée allemande et les zones de combat atteignent une ampleur inconnue jusqu’alors. En Loire-Inférieure, le nombre de réfugiés est estimé à 60 000, dont la moitié réside à Nantes. Parmi eux, on compte 51 800 Français du nord et de l’est, 8 760 Belges et 48 Serbes, deux nations alliées, mais aussi des Alsaciens-Lorrains et quelques Polonais. Arrivés par convois ferroviaires, dès août 1914, ou individuellement par leurs propres moyens, la plupart sont dans une importante situation de dénuement. Sous l’égide de l’administration préfectorale, communale et du comité des réfugiés, s’organise leur répartition dans les différentes communes, en fonction du nombre d’habitants, des ressources, ou encore de la présence ou non de troupes en cantonnement.

L’aide aux réfugiés prend la forme d’un secours exceptionnel à l’arrivée, du droit au logement et d’une allocation mensuelle pour les plus nécessiteux, ou encore de distributions de vêtements. Des associations philanthropiques ou des groupements créés par les réfugiés eux-mêmes complètent ce dispositif d’entraide et permettent aux réfugiés, déracinés, de reconstruire une forme de sociabilité.

Néanmoins, après l’accueil favorable des premiers mois, l’hostilité envers les réfugiés est croissante, surtout après 1917. Les critiques sont réelles envers le versement des allocations à des réfugiés accusés de rechigner au travail, dans un contexte où les différences culturelles, voire linguistiques demeurent.

Leur retour, d’abord improvisé avant l’armistice, s’organise ensuite : en septembre 1920, il reste 1 200 réfugiés dans le département.